La taxe foncière, impôt local principal annuel pour tous les propriétaires
La taxe foncière (TF) concerne tous les propriétaires au 1er janvier, quel que soit l’usage du bien : résidence principale, secondaire ou logement loué. Son calcul repose sur la valeur locative cadastrale théorique du bien, à laquelle un abattement de 50 % est appliqué. Le taux d’imposition est fixé par chaque commune, entraînant des variations notables selon la localisation. Cette taxe assure le financement des collectivités territoriales, notamment des services locaux.
Par ailleurs, la plupart du temps, la taxe comprend la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM). Si le logement concerné est loué, cette TEOM peut être récupérée auprès du locataire, réduisant ainsi la charge effective du propriétaire.
Anticiper la taxe foncière est essentiel pour bâtir un budget propriétaire réaliste, car elle représente une charge fixe annuelle systématique, incontournable dans la gestion financière d’un bien immobilier.
La taxe d’habitation supprimée pour les résidences principales, mais maintenue pour autres usages
Depuis 2023, la taxe d’habitation a été supprimée pour les résidences principales, allégeant significativement la fiscalité des propriétaires occupants. Cette mesure n’élimine cependant pas la taxe d’habitation pour certains usages.
Elle continue en effet de s’appliquer aux résidences secondaires, aux logements vacants ou mis en location saisonnière. Cette distinction est particulièrement importante pour les propriétaires multiples ou bailleurs occasionnels, qui doivent intégrer cette charge dans leur budget.
Il s’agit d’un impôt local distinct de la taxe foncière, lié à l’occupation du logement au 1er janvier, avec des règles spécifiques de calcul et d’exonération différentes.
La contribution économique territoriale due pour les logements meublés loués
La contribution foncière des entreprises (CFE) est une composante méconnue mais essentielle de la fiscalité pour les propriétaires de logements meublés loués, qu’il s’agisse de locations courtes ou longues durées.
La CFE est calculée sur la base de la valeur locative du local loué, avec un taux déterminé par la commune. Cette spécificité fiscale se distingue nettement des taxes classiques relatives à la propriété ou à la résidence.
Cette contribution est payable en deux acomptes annuels. Elle implique des obligations déclaratives propres qui demandent une attention particulière de la part des bailleurs en meublé afin d’éviter des erreurs ou omissions coûteuses.

L’impôt sur les revenus locatifs selon le type de location et régime fiscal choisi
Les revenus générés par la location d’un bien immobilier sont soumis à l’impôt sur le revenu, avec une distinction fondamentale entre locations non meublées et meublées.
Locations non meublées – régime micro-foncier ou réel
Pour une location nue, les revenus fonciers sont imposés sous deux régimes possibles. Le régime micro-foncier s’applique si les revenus bruts ne dépassent pas 15 000 € par an, offrant un abattement forfaitaire de 30 % sans possibilité de déduction des charges réelles.
Au-delà ou sur option, le régime réel permet de déduire les charges effectives (travaux, intérêts d’emprunt, frais de gestion) et d’imputer un déficit foncier sur le revenu global, optimisant la fiscalité du propriétaire bailleur.
Locations meublées – régime micro-BIC ou réel
Les revenus de la location meublée sont classés dans les bénéfices industriels et commerciaux (BIC) avec deux régimes : micro-BIC, offrant un abattement de 50 %, ou régime réel, qui autorise la déduction précise de l’ensemble des charges engagées.
Cette fiscalité est plus complexe et exige une gestion rigoureuse des recettes et dépenses pour maximiser la rentabilité nette du bien.
Le choix du régime fiscal impacte directement le montant d’impôt à payer et doit être effectué en fonction du profil financier et des charges du propriétaire. D’après fnaim.fr, cette distinction nécessite une vigilance accrue pour bien gérer la fiscalité locative.
Les charges annexes incontournables : assurance, entretien, copropriété et frais liés au prêt immobilier
Au-delà des taxes, faire l’acquisition d’un bien immobilier impose de prévoir plusieurs charges supplémentaires qui ne pèsent pas sur le locataire.
- Assurance habitation : recommandée pour le propriétaire occupant, et obligatoire dans la plupart des cas pour les bailleurs via une assurance propriétaire non occupant.
- Entretien courant et gros travaux : remplacement chaudière, ravalement de façade, toiture, avec une règle pratique à environ 1 % du prix d’achat annuel à budgéter.
- Charges de copropriété : provisions pour charges et travaux importants votés en assemblée générale. Les appels de fonds sont obligatoires et impactent directement les copropriétaires.
- Frais liés au prêt immobilier : intérêts d’emprunt et assurance emprunteur, dont le coût varie selon la santé et le profil de l’emprunteur.
- Effort financier supplémentaire pour les bailleurs : certains frais (charges copropriété non récupérables, entretien) représentent environ 30 % des charges totales, nécessitant une analyse fine de la rentabilité locative.
Cette liste illustre la diversité et le poids des charges à anticiper, indispensables pour éviter les surprises financières en tant que propriétaire.

Pour approfondir la fiscalité des revenus locatifs et comprendre les modalités déclaratives, vous pouvez consulter notre guide complet sur la déclaration des revenus fonciers après une première acquisition ainsi que les spécificités du démembrement lié à la location meublée (LMNP), qui peuvent enrichir votre stratégie fiscale.